Arrivé en France en 2004, le frelon asiatique est aujourd'hui présent sur tout le territoire. Prédateur n°1 des abeilles, il déstabilise les ruchers et met en péril notre biodiversité. Mission Abeille intervient directement sur le terrain.
Le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) est originaire du nord-est de l'Asie. Introduit accidentellement en France vers 2004 via des poteries importées du Sichuan, il a colonisé la quasi-totalité du territoire métropolitain en moins de 20 ans — une vitesse de propagation sans précédent pour une espèce invasive.
Reconnaissable avant tout à son thorax entièrement noir/brun très sombre et à ses pattes jaunes aux extrémités ("chaussettes jaunes"), il mesure 2,5 à 3 cm pour les ouvrières, jusqu'à 3,5 cm pour les reines. Il construit des nids pouvant dépasser 80 cm de diamètre, souvent dans les arbres ou sous les toits, pouvant abriter jusqu'à 13 000 individus.
Il ne s'attaque pas à l'Homme de façon agressive, mais il est le prédateur n°1 des abeilles domestiques. Sa technique de chasse en vol stationnaire devant les ruches épuise les colonies et peut les conduire à l'abandon.
2004, Lot-et-Garonne. Introduit via une importation de poteries chinoises contenant des reines hivernantes cachées dans la terre.
En moins de 20 ans : 96 des 101 départements métropolitains touchés. Également signalé en Espagne, Portugal, Italie, Belgique et Allemagne.
Un nid secondaire peut atteindre 80 cm et accueillir plus de 10 000 individus. Une reine pond jusqu'à 300 œufs par jour en pleine saison.
Beaucoup confondent le frelon asiatique avec le frelon européen — une erreur qui peut conduire à détruire une espèce indigène protégée. Voici les critères visuels clés pour les distinguer en quelques secondes.
Extrémités des pattes jaunes ("chaussettes jaunes") — le signe le plus fiable et visible en vol. Critère distinctif principal.
Thorax entièrement noir velours, sans motifs jaunes ni roux. Contraste marqué avec l'abdomen.
2,5 à 3 cm (ouvrière), reine jusqu'à 3,5 cm. Plus petit que le frelon européen en général.
Brun très foncé avec un seul segment orangé (le 4e). Pas de rayures vives généralisées.
Tête noire vue de dos. Face avant (clypeus) orangée. Antennes noires à base orangée.
Guet en vol stationnaire devant l'entrée des ruches — comportement caractéristique, absent chez les autres frelons.
Taille : 2,5 à 3 cm (ouvrière), reine jusqu'à 3,5 cm
Thorax : entièrement noir/brun très sombre — aucune tache jaune ni rousse
Abdomen : brun très sombre avec un seul segment orangé (le 4e)
Pattes : brunes à extrémités jaunes — "chaussettes jaunes" — critère d'identification n°1
Tête : noire (vue de dos), face avant orangée
Ailes brunâtres semi-transparentes légèrement sombres
Vol stationnaire devant les ruches — signature comportementale exclusive
Guet de 3–5 h par jour devant les entrées de ruche
Capture les abeilles en vol, découpe le thorax pour emporter la protéine
Actif de l'aube au crépuscule, inactif de nuit
Peu agressif envers l'humain sauf à proximité immédiate du nid
Nid primaire (printemps) — petit (5–15 cm), ovoïde, haies ou auvents. La reine fondatrice y démarre seule en mars–juin.
Nid secondaire (été–automne) — grand nid gris-papier jusqu'à 80 cm+, souvent à 10–30 m de hauteur dans les arbres. Jusqu'à 13 000 individus en pleine saison.
Ne détruisez pas le nid vous-même — risque élevé de piqûres multiples.
Signalez-le à :
• La FDGDON ou FREDON de votre département
• Votre mairie (signalement obligatoire)
• Plan national de lutte — ecologie.gouv.fr
Si le nid est proche d'un rucher, contactez Mission Abeille directement.
Le frelon européen (Vespa crabro) est souvent confondu avec le frelon asiatique. Il est natif, utile à l'écosystème, et protégé en France depuis 2012. Il ne chasse pas les abeilles devant les ruches et ne constitue pas une menace pour l'apiculture. En cas de doute, ne détruisez pas — signalez d'abord pour identification.
Le frelon asiatique ne pique pas directement les abeilles dans les fleurs — il chasse en vol stationnaire devant l'entrée des ruches. Ce comportement de guet permanent crée un stress intense dans toute la colonie. Les abeilles cessent de butiner, se barricadent, et voient leurs réserves fondre. Certaines colonies abandonnent entièrement leur ruche après quelques semaines de pression intensive.
En France, on estime que plus de 500 000 nids sont créés chaque année. Dans les zones les plus touchées, des apiculteurs rapportent des pertes de 30 à 40 % de leurs colonies sur une saison.
Taux rapporté par des apiculteurs dans les régions où la présence de frelons asiatiques est la plus dense.
Estimation nationale. Sans intervention systématique, la population repart chaque printemps depuis les reines hivernantes survivantes.
En 2024, seuls 5 départements restent officiellement non colonisés. La progression vers le nord et l'est continue.
Vitesse de propagation inédite pour une espèce invasive. Chaque reine fécondée produit un nouveau nid le printemps suivant.
Mission Abeille ne se contente pas de sensibiliser — nous intervenons directement sur le terrain pour localiser et détruire les nids de frelons asiatiques dans les zones où nos ruchers sont implantés et au-delà.
Chaque destruction de nid, c'est plusieurs milliers de frelons qui n'attaqueront pas les ruches de la saison. C'est aussi des colonies d'abeilles qui retrouvent une activité de butinage normale.
Nous œuvrons contre le frelon asiatique en privilégiant des méthodes ciblées, raisonnées et respectueuses de la biodiversité, en évitant les pratiques non sélectives. L'objectif n'est pas l'éradication totale, mais la protection des colonies d'abeilles et l'équilibre des écosystèmes locaux.
En octobre 2024, la France a adopté une loi spécifique sur la lutte contre le frelon asiatique — une première. Ce texte officialise l'obligation de lutte et débloque les financements publics nécessaires.
La lutte contre le frelon asiatique est désormais inscrite dans la loi française. Les communes et intercommunalités ont l'obligation de s'organiser pour y répondre.
Le gouvernement a alloué 3 millions d'euros sur 3 ans pour soutenir la recherche, la formation des intervenants et le financement des destructions de nids.
Les apiculteurs et associations peuvent désormais se faire rembourser une partie des interventions. Les signalements sont centralisés dans un observatoire national.
Malgré la loi, le financement public reste insuffisant. 3M€ pour 500 000 nids par an, c'est 6€ par nid — loin de couvrir le coût réel d'une destruction professionnelle (50–150€ selon l'accessibilité). Les associations comme Mission Abeille comblent ce manque grâce aux dons privés.
Chaque don finance directement des destructions de nids et la protection de nos ruchers. Avec 50€, vous financez la destruction d'un nid — c'est concret, immédiat, mesurable.
Faire un don maintenant →Votre don est déductible à 66% de votre impôt sur le revenu (article 200 CGI)
* Calcul indicatif. La réduction de 66% s'applique dans la limite de 20% du revenu imposable. Au-delà, le report est possible sur 5 ans. Un reçu fiscal CERFA vous sera envoyé après vérification de votre don.
En savoir plus sur la lutte et la protection des pollinisateurs.