3 bénévoles actifs depuis 2019. Suivi de colonies, pose de ruchers, piégeage de fondatrices de frelon asiatique, destruction de nids et préservation de l'abeille noire locale. Voici notre travail, section par section.
Chaque section ci-dessous correspond à une activité réelle, avec les gestes, le matériel et les résultats. Pas de communication floue — ce que vous voyez, c'est ce que nous faisons.
Chaque ruche est inspectée régulièrement : état de la reine, couvain, réserves de miel et de pollen, présence de maladies. L'inspection d'un cadre, c'est 5 à 10 minutes d'observation attentive — on cherche les œufs, les larves, les cellules royales, les signes de varroa ou de loque.
Une colonie non suivie peut s'effondrer en quelques semaines sans que rien ne soit visible de l'extérieur. Le suivi régulier, c'est ce qui fait la différence entre une colonie qui survit et une colonie perdue.
Installer un rucher, ce n'est pas poser des boîtes dans un pré. Il faut choisir l'exposition, la distance aux cultures traitées, la présence de ressources florales, l'accessibilité pour les interventions, et la protection contre les prédateurs. Chaque emplacement est étudié avant l'installation.
Une fois en place, le rucher est géré tout au long de la saison : division de colonies surpeuplées, nourrissement en fin d'été, traitement anti-varroa, récolte raisonnée qui laisse toujours suffisamment de réserves pour l'hivernage.
Au printemps (mars–mai), les reines fondatrices de frelon asiatique sortent d'hibernation et cherchent à construire un premier nid primaire. C'est la fenêtre critique pour intervenir : une reine piégée, c'est un nid de plusieurs milliers d'individus qui n'existera pas.
Nous utilisons des pièges sélectifs artisanaux placés à proximité de nos ruchers. Le piège contient un appât liquide (bière brune + sirop) qui attire les fondatrices sans piéger les abeilles ni les pollinisateurs natifs. Le principe de sélectivité est non-négociable : on cible l'espèce invasive, pas les insectes utiles.
Quand un nid secondaire est localisé (de juillet à novembre), l'intervention se fait la nuit — quand tous les individus sont rentrés au nid. En tenue de protection intégrale, avec une perche télescopique et un insecticide homologué, le nid est traité puis retiré.
19 nids détruits à ce jour. Chaque destruction représente plusieurs milliers de frelons qui n'attaqueront pas nos ruchers — ni ceux de nos voisins apiculteurs. Les signalements viennent aussi des habitants : tout nid dans un rayon de 5 km de nos apiaires est pris en charge.
De la détection au retrait — les nids de frelons asiatiques peuvent atteindre 80 cm et abriter plus de 10 000 individus. Voici ce que nos bénévoles affrontent sur le terrain.
L'hiver est la saison la plus critique pour une colonie. Dès septembre, nous évaluons les réserves de chaque ruche : une colonie a besoin de 15 à 20 kg de miel pour passer l'hiver. Si les réserves sont insuffisantes après notre récolte mesurée, nous complétons avec du sirop concentré.
Nos ruches sont préparées pour affronter le froid : réduction des entrées contre le vent et les souris, isolation par le haut pour limiter la condensation, et vérification que chaque colonie est suffisamment populeuse pour maintenir la grappe hivernale. L'abeille noire locale (Apis mellifera mellifera), rustique et adaptée aux hivers longs, survit mieux que les sous-espèces importées — c'est aussi pourquoi nous la préservons.
Nous ne récoltons jamais au détriment de la survie hivernale. Le miel appartient d'abord aux abeilles — nous ne prenons que l'excédent. Une colonie qui entre en hiver avec des réserves insuffisantes est une colonie condamnée. Le respect de ce cycle, c'est la base de tout ce que nous faisons.
On ne fait pas les choses à moitié. Voici les lignes que nous ne franchissons pas, quelle que soit la facilité à court terme.
Pas de pièges non sélectifs qui tuent les pollinisateurs natifs. Chaque dispositif est testé et validé pour cibler le frelon asiatique.
Acide oxalique et thymol pour le varroa — pas de molécules de synthèse qui contaminent le miel et la cire.
Chaque nid détruit est documenté et remonté à l'observatoire national. Notre travail contribue à la cartographie nationale de la lutte.
Le matériel, les combinaisons, les déplacements nocturnes — tout ça a un coût. Avec 50€ vous financez la destruction d'un nid de frelon asiatique. C'est concret, immédiat, traçable.
Faire un don maintenant →